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ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE
LUTHÉRIENNE DE FRANCE
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Il s’agit pour chacun de se reconnaître :
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inscrit dans une filiation, précédé par d'autres personnes
différenciées, un père, une mère
-
situé en un lieu donné dont il n'est pas propriétaire
définitif
cela relève de l'intelligence commune qui rend possible la vie et la
survie en famille et, plus largement, en société.
2. Usage théologique :
L'énoncé de la loi met chaque personne en face de sa finitude.
La loi révèle le sujet pécheur, faillible. La loi convainc que personne
ne parvient à faire le bien, que personne ne peut prétendre à la toute-bonté
; il convient donc que chacun s'en remette, humblement, à la grâce de Dieu.
Cette confiance en la grâce de Dieu, en son pardon sur les défaillances
humaines et les égarements, dont chacun est invité à prendre conscience, est un
gage de liberté : il ne sert à rien à l'être humain d'agir pour rétablir sa
place dans la relation avec le Créateur, il ne sert à rien de s'efforcer de gagner
son paradis, comme dit une expression populaire ; toute tentative de cet
ordre est vouée à l'échec. En revanche, il revient à chacun d'accueillir la
grâce de Dieu, manifestée en Jésus-Christ, grâce qui délie du poids de la
culpabilité et invite à un chemin renouvelé.
A l'écoute de la Loi, l'être humain ne peut que se reconnaître pécheur,
dépendant et bénéficiaire de la Grâce de Dieu.
3. Usage éthique ou "didactique" :
La réception des paroles de la Loi engage sur un chemin de
sanctification.
Luther et, à sa suite, la tradition luthérienne se sont méfiés de cet
usage de la Loi, y décelant un risque de moralisme, autrement dit le risque de
revenir à une conception du salut par les œuvres.
La joie de se savoir sauvé, pardonné, suffit à engager sur un chemin
autre, chemin de bonté et de justice. Dans le cadre de ce troisième usage, on
court aussi le risque d’associer réussite sociale, bénédiction et bonne
conduite.
La tradition calviniste, cependant, conserve une fonction positive aux
exigences éthiques des Premier et Nouveau Testaments lorsqu’elles sont conçues
comme les conséquences de la foi. La foi n’est pas qu’une découverte
spirituelle, elle a des conséquences dans la vie pratique. Les exhortations du
Sermon sur la montagne ne sauraient être des commandements impératifs mais
elles demeurent des balises qui aident le sujet à avancer sur le chemin d’une
foi mise en pratique.
Quand nous parlons de Loi dans le cadre d’une réflexion sur la famille,
c’est principalement au premier de ces usages que nous nous référons,
inscrivant ce projet synodal au cœur des débats de société.
Ce rappel des usages de la Loi, tels que distingués par les
Réformateurs, pourra aider les synodes à encourager nos contemporains à vivre
sous le signe de la Grâce, dans la conscience des responsabilités et la liberté
des enfants de Dieu.
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Synode de Sochaux (17 - 20 mai 2007)
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Parole, parentalité, espérance : quels repères pour les familles ?
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