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ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE
LUTHÉRIENNE DE FRANCE
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Transmission
Voici bien un sujet-carrefour ...
La transmission de la foi dans la famille est au croisement
des réflexions sur la parentalité, le monde des jeunes et leur sensibilité,
les modalités de l’annonce.
La
transmission de la foi dans la famille doit relever des défis inédits (I).
Défis
passionnants, parce qu’ils nous ramènent à l’essentiel d’une transmission
évangélique (II), c’est-à-dire, gratuite, cohérente, réciproque .
Autrefois
norme sociale, la foi se conçoit comme un choix individuel.
Mais
l’accès aux termes du choix est rendu difficile.
Dans un contexte de chrétienté, on a longtemps pensé que la
foi se transmettait de génération en génération, à peu près automatiquement. On
s’attendait à ce que les enfants de parents chrétiens soient eux-mêmes
chrétiens. L’identité et même la pratique chrétiennes étaient comme un
héritage, que l’enfant recevait en même temps que la vie et la nationalité. On
avait une religion certes, avec ses rites et ses moments forts.
Pourtant avoir une religion n’est pas
avoir la Foi. La religion marque l’appartenance à un groupe de référence.
En même temps, elle est un langage, une expression culturelle dans lesquels la
Foi se dit et se vit.
Aujourd’hui,
assez souvent, des parents ou grands-parents qui se réfèrent à des valeurs
chrétiennes ont des enfants ou petits-enfants éloignés de toute expression
chrétienne. Inversement, des parents non chrétiens ont des descendants qui
vivent une Foi nourrie par les paroles du Christ au quotidien de la vie.
Les croyances ne sont plus contraintes
par la société ou la famille ; elles procèdent d’une démarche individuelle.
C’est une réalité. Faut-il s’en attrister ? L’espérance chrétienne n’est plus
une norme sociale. Mais le Christ a-t-il jamais présenté l’espérance comme une
norme sociale ?
La vérité qui nous rend libres, nous fait
redécouvrir fils et filles de Dieu.
Cette foi est un don de Dieu. Elle
implique qu’il y ait d’abord une annonce : «Et comment croiraient-ils
en Celui qu’ils n’ont pas entendu proclamer ? ( Rm 10.14).
b)
L’accès aux termes du choix :
Annoncer, c’est transmettre les termes du choix,
c’est-à-dire apporter au jeune un message qu’il aura liberté, avec le temps, de
faire sien, d’approfondir, de rejeter, ou d’oublier, de réapprendre après
l’avoir oublié…
Cette transmission rencontre des difficultés nouvelles. Elle
doit s’entendre dans le bruit, se vivre dans des rapports d’autorité
transformés, se concevoir dans la mixité confessionnelle.
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Synode de Sochaux (17 - 20 mai 2007)
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Parole, parentalité, espérance : quels repères pour les familles ?
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