ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE
LUTHÉRIENNE DE FRANCE




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1. S’entendre dans le bruit :

Les jeunes sont exposés au « bruit », d’une intensité que les générations précédentes ignoraient : le mot « pilonnage » n’est pas excessif pour dire cette surabondance de messages portés par la télévision, les réseaux électroniques, le téléphone portable et par tous les supports publicitaires. Un instant de solitude est vite meublé par le lecteur MP3.

Et les emplois du temps sont surchargés.

Excès des messages et des sollicitations, manque de temps : il reste peu de place pour la vie intérieure. Dans la constitution de la jeune personnalité et des jeunes convictions, le point de vue des parents est fortement concurrencé par une diversité et une immédiateté d’influences.

 

2. Communiquer dans des rapports d’autorité transformés :

Très tôt, les enfants sont rendus décideurs dans beaucoup de domaines qui relevaient auparavant de l’autorité parentale.

A partir du milieu du XXe siècle, l’image parentale a été profondément modifiée. Dans chaque famille, il a fallu inventer un mode de parentalité particulier, qui a eu naturellement des conséquences sur la transmission de la Foi.

L’argument d’autoritarisme n’a plus d’effet : avec leur acuité de jugement et leur réalisme, les jeunes sont attentifs à la crédibilité de l’adulte, sa capacité à vivre ce qu’il dit.

 

3. Transmettre dans la mixité confessionnelle :

La mixité confessionnelle a progressé dans la famille en même temps que dans la société.

Pour des couples de confessions différentes ou dont un seul membre est croyant, les solutions choisies sont diverses : la transmission d’une confession choisie par les parents, la transmission de deux confessions simultanément, ou bien ce non-choix qu’est le report de la question à plus tard.

La transmission de la Foi rencontre donc des difficultés nouvelles.

Obstacles au dialogue parents/enfants, mais aussi accès plus rare à la transmission « institutionnelle » : les parents, qui s’étaient pourtant engagés lors du baptême de leurs enfants à ce que ceux-ci suivent, en temps voulu, une instruction religieuse, prennent plus rarement l’initiative de les y inscrire. Une intervention des pasteurs et/ou des monitrices(eurs) est souvent nécessaire.

 

 

II – La transmission est un don de Dieu :

 

La manière évangélique de transmettre nous est proposée par le Christ qui enseigne la gratuité d’une parole offerte, la cohérence d’une parole vécue, la réciprocité d’une parole partagée.

 

a) Gratuité :

Les obstacles à la transmission nous offrent l’opportunité d’interroger la pédagogie de la Foi, d’une manière fondamentale.

Ces obstacles nous forcent à l’humilité. Nous ne sommes pas exposés à l’anxieuse obligation de réussir la transmission. Si nous devenions un jour incapables de transmettre notre Foi à nos fils et nos filles, la Vérité apparaîtrait néanmoins aux générations futures : simplement, le Seigneur mettrait en œuvre d’autres moyens pour la révéler.

suite du texte

 

Synode de Sochaux (17 - 20 mai 2007)


Parole, parentalité, espérance : quels repères pour les familles ?



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