ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE
LUTHÉRIENNE DE FRANCE




D’ailleurs, les difficultés de transmission ne datent pas d’aujourd’hui

D’ailleurs, les difficultés de transmission ne datent pas d’aujourd’hui.

Il est écrit : Dès lors, beaucoup de ses disciples (de Jésus) s’en retournèrent ; ils ne marchaient plus avec lui (Jean 6.66).

La Bible nous parle du mystère de la liberté et de la miséricorde de Dieu que l’on retrouve dans la parabole du père et du fils perdu et retrouvé : Mon fils était perdu et il a été retrouvé (Luc 15.24).

Dieu aime tous et chacun, il conduit les hommes d’une manière qui nous est inconnue, où il le veut et par les moyens qui lui paraissent justes. Il est un Dieu agissant, car ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu (Luc 18.27).

Forts de cette certitude, qui est notre Espérance, nous ne concevons pas la transmission comme indispensable à la perpétuation de la Foi. Laissons donc à la transmission une place modeste, qui est une place joyeuse. Si nous voulons transmettre, ce n’est pas par devoir : c’est par plaisir. Ce plaisir naît du lien vivant qui nous unit à Christ. La transmission, comme les œuvres, est essentiellement une démarche gratuite. Nous sommes appelés à transmettre avec cette liberté, cette fantaisie et cette joie propres à l’action gratuite : une joie communicative !

 

b) Cohérence :

Les enfants et adolescents sont attentifs à ce qui se vit, à ce qui est, à ce que veut être l’adulte : 
Ce que tu es parle si fort, que je n’entends plus ce que tu dis est une parole des jeunes d’aujourd’hui.

Cela ne signifie pas que le témoignage doive rester seulement implicite. Il faut une annonce, mais l’adulte qui témoigne doit vivre ce qu’il dit. La capacité des enfants à saisir et comprendre l’incompréhensible, à deviner le non-dit, à observer et voir ce que l’adulte dissimule, est extraordinairement développée et dépasse notre imagination d’adultes.

L’enfant perçoit parfaitement quand l’adulte parle sans vraiment croire à ce qu’il dit, quand il n’y a pas concordance entre le dit et le vécu. Par des actes mêmes modestes, l’adulte est appelé à cette exigence de cohérence : dire ce qu’il vit, vivre son témoignage.

Quelques actes simples par lesquels les parents accèdent à cette cohérence :

-         la manifestation d’un intérêt pour le contenu de l’enseignement,

-         l’implication, même modeste, dans la vie de l’Église, par exemple, la participation aux cultes des familles.

La période de l’instruction religieuse des enfants est ainsi très importante pour la vie paroissiale, car les parents des enfants catéchisés constituent souvent les forces vives de la paroisse.

 

c) Réciprocité :

L’acquisition des connaissances, dans quelque domaine que ce soit, mais encore plus dans le domaine spirituel, est liée aux relations affectives qui existent entre l’enseignant et l’enseigné.

Une relation de qualité contient une part de réciprocité. L’adulte ne vient pas délivrer un corpus de connaissances ; il propose de cheminer avec le jeune. La transmission est réciproque : chacun reçoit de l’autre. Nous ne voyons pas ce désir de réciprocité comme une concession à l’air du temps, qui donne parfois à l’enfant la prédominance sur ses parents. Beaucoup plus profondément et réellement, la transmission de la foi est un échange.

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Synode de Sochaux (17 - 20 mai 2007)


Parole, parentalité, espérance : quels repères pour les familles ?



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