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ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE
LUTHÉRIENNE DE FRANCE
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Synode de Sochaux (17 - 20 mai 2007)
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EELF - ERF unies - Ensemble pour mieux témoigner de l'Évangile
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- Vers une Église protestante unie de France
L’originalité du projet consiste à créer une nouvelle Union nationale qui viendra se substituer aux deux Unions existantes et regroupera des régions confessionnelles.
w Au niveau local et
régional : le maintien des structures actuelles
Les structures actuelles des paroisses et des Églises locales (qui demeureront liées à une tradition luthérienne ou réformée) ainsi que celles des consistoires, des circonscriptions régionales et des régions ecclésiastiques seront maintenues sans modification. Ces lieux d’Église, qui participent au système presbytérien-synodal, continueront à fonctionner en se référant aux dispositions les concernant de la Constitution de l’EELF ou de la Discipline de l’ERF. Les Synodes régionaux seront composés comme ils le sont aujourd’hui. Ils désigneront leurs instances de gouvernement et assumeront les responsabilités qui sont les leurs.
w Au niveau
national : une structure institutionnelle unique
Les organisations locale et régionale demeurant inchangées, il convient en revanche de mettre en place, au niveau national, une structure institutionnelle unique à laquelle adhèreront les associations cultuelles luthériennes et réformées. Le Synode « général/national » sera composé des délégués désignés par les synodes régionaux luthériens et réformés, selon des proportions à définir qui respectent la minorité. Ce Synode aura la charge de gouverner l’Église comme le prévoit actuellement l’article 15§3 de la Constitution de l’EELF et l’article 35§1 de la Discipline de l’ERF. Il élira son comité directeur, les commissions synodales et les équipes responsables devant lui.
Il appartiendra également au Synode « général/national » de se doter d’un règlement intérieur. Afin de respecter les spécificités de nos deux Églises et la richesse de la diversité de nos traditions dans des domaines particuliers, par exemple l’ecclésiologie, la liturgie…, des clauses règlementaires devront permettre à chaque confession de se prononcer séparément sur ces sujets et de maintenir ou de modifier les dispositions en vigueur qui leur sont propres.
w Un rôle commun pour les
ministres et une Commission des ministères unique
S’il ne peut être question de remettre en cause le principe selon lequel aucun ministre ne peut être imposé à une Église locale et aucune Église locale ne peut être imposée à un ministre, la mise en place d’un rôle commun mentionnant l’inscription de chaque ministre dans une « section » confessionnelle, va de pair avec la constitution d’une Église unie. Une seule Commission des ministères, composée de luthériens et de réformés, sera habilitée à agréer les ministres de la nouvelle Union au nom du Synode « général/national ». Les attributions précises de cette Commission (suivi des candidats en vue de leur admission, accompagnement des ministres tout au long de leur ministère…) devront faire l’objet d’une réflexion plus large au sein de l’Église.